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  • Gabrielle Archambault

Le 16 décembre

Je l'ai cru. Enfin, j'y ai presque cru. Après tout ce temps, tu penserais que je serais prête pour un des pires moments de ma vie. Le voile est tombé, tu t'es retourné, t'as tendu les poignets. L'espoir venait de quitter la pièce. T'a pas osé me regarder, est-ce parce tu m'entendais déjà pleurer ? Je me souviens plus comment j'étais debout mais j'étais plantée là, les deux mains devant les yeux. Ils avaient pas le droit de me voir comme ça, les étincelles dans mes yeux ont tombés avec mes larmes. L'air est d'une lourdeur trop intense pour supporter.


J'étais figée, plus rien existait à ce moment-là, tout ce que je connaissais venait de s'écrouler. J'attendais que tu partes, non, j'attendais qu'ils t'emmènent juste pour être sure que c'était vrai. Le reste est flou, des visages brisés qui se prononcent sur des émotions qu'ils ne connaissent pas et ne connaitront jamais. Des conseils plus ou moins judicieux venant de personnes maladroites. Comme un carrousel qui tourne sans arrêt, je revois la scène en répétition. Je ne comprends pas, pourtant c'était une belle journée. Je me demande comment le ciel peut être aussi bleu après ce qu'il vient de se passer. Trop d'accolades qui retiennent mon coeur de se brisé en morceaux parce que c'est une fois que je me retrouve seule avec moi-même pour la première fois que je comprends que la seule personne dont j'ai besoin est celle que je pleure et celle qu'ont m'a pris. Mon amoureux, mon meilleur ami, ma lumière et ma force, rien au monde ne peut combler le vide qui est en moi depuis ce jour là.


Comme la terre tourne autour du soleil, ma vie tourne autour de toi. Tu n'est plus là et je ne sais plus quel jour on est ni quelle heure il est. Je suis assise dans ton lit et le silence est bruyant, ma tête déborde de mots que je voudrais te dire. Je dois me rappeler que tu n'est pas mort parce que je me sens tout comme, ça fait mal. Parfois je me retrouve à sourire ou même a rire et je m'arrête parce que ce n'est pas juste. Si j'avais pu t'éviter ça, prendre ta place, te cacher quelque part en sécurité, je l'aurais fais. Mieux vaut toi que moi parce que tu as été comme un miracle venu dans ma vie.


Tu dois y croire toi aussi. L'amour n'aura jamais autant été mis à l'épreuve. Ça pourrait être facile de laisser tomber mais il n'en a jamais été question. Parce que peux importe le chemin que je prends. Au bout de chacun, tu es la, tu m'attends. Tu m'attendais, peut-être avais tu besoin de moi pour t'en sortir avec moins de blessures ? Et peut-être que le hasard n'existe pas ? Ne t'en fais pas, rien de tout ça ne changera combien je t'aime et t'admire. Reste fort mon amour.


J'y crois. J'y crois tellement, t'as même pas idée. À ce moment là, celui où la vitre n'existe plus, où les murs tombent, où chacun de tes pas vers moi, vers la maison ne sont plus surveillés, où la seule voix qui te dicte et te guide est la tienne, où tu sera enfin libre et à nouveau dans mes bras. Ramène-moi le beau temps, nos beaux moments et mon bonheur en même temps.


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©2019 by Gabrielle Archambault.

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